Drame familial de Claude Chabrol
113 min / France, Italie / 1969
Avec Michel Duchaussoy, Caroline Cellier, Jean Yanne, Anouk Ferjac, Marc Di Napoli
AFFICHE DU FILM
LIVRET ENSEIGNANT
FICHE ÉLÈVE
FICHE « PRÉSENTER LE FILM EN SALLE »
Par Hélène Bobroff :
ANALYSE DE SÉQUENCE DE L’APÉRITIF
Drame de Deniz Gamze Ergüven
97 min / Allemagne, France, Qatar, Turquie / 2015
Avec Güneş Nezihe Şensoy, İlayda Akdoğan, Tuğba Sunguroğlu, Elit İşcan, Doğa Zeynep Doğuşlu
Drame historique de Stanley Kubrick
88 min / États-Unis / 1957
Avec Kirk Douglas, Ralph Meeker, Adolphe Menjou, George Macready, Wayne Morris, Richard Anderson
Qu’y a-t-il de passionnant dans la notion de genre ? Sans doute que tous les films qui s’y rattache ont une importance, apportent une pierre à l’édifice. Il y a une continuité et des ruptures. Entre ces deux pôles se situe le plaisir du spectateur.
Le noir n’est pas une couleur. Le noir les absorbe toutes. Le noir est-il un genre ? Le noir, d’une certaine manière, les absorbe tous. Car dans le noir, tout est possible. Et c’est précisément cela qui attire tous les spectateurs dans les salles dites obscures : cette infinité d’éventualités. Alors, au cœur des possibles, essayons de ne pas nous perdre tout de suite. Même si le noir est fait pour ça.
Une histoire d’abord. Celle du cinéma. Le noir allemand, expressionnisme des années 1920. Puis le noir français, réaliste et poétique dans les années 1930. Et leur métissage nord-américain dans les années 1940 : le « film noir », en français dans le texte s’il vous plait. Et puis le néo-noir, plus tard, après, aujourd’hui encore.
« Yours Truly » d’Osbert Parker est une image de synthèse artisanale, faite à la main, de ce temps de la nuit qui triompha à Hollywood au même moment que la psychanalyse. Image par image, image après image, défilent la cohorte nocturne des femmes et des hommes prisonniers d’un labyrinthe de rues et d’appartements comme autant de sombres méandres d’un cerveau en mal de compréhension…
Car dans le noir, l’absurdité du monde se dévoile paradoxalement. « En cordée », dans le film de Matthieu Vigneau, des personnages progressent au cœur d’une forêt noire où il ne faut pas se lier à ses compagnons d’infortune au risque de se retrouver soi-même attaché à un arbre. Pourquoi ? C’est la question que l’on pose au noir sans que jamais il n’y réponde. Le noir est un lieu que nous traversons au moment où il est impossible de se mettre au diapason des autres.
Impossible de s’accorder dans le noir. Pas plus du répit que de la confiance. Le plan de « L’accordeur » d’Olivier Treiner, est donc bien incertain. Arroseur arrosé, celui qui laisse à penser qu’il vit dans le noir s’y trouve effectivement sans s’en douter. Au cinéma, c’est-à-dire dans le noir, encore et toujours, le regardeur est en danger, le spectateur n’est à l’abri de rien contrairement à ce qu’il croit…
Ainsi le noir est d’abord le lieu du cinéma, de la projection. Le noir de la salle de cinéma est l’écrin où resplendissent des images d’archives, comme autant de diamants noirs, minutieusement choisies par Arnaud Des Pallières pour nous raconter un crime authentique, le sombre destin de « Diane Wellington », jeune fille confrontée à l’obscurantisme quelque part dans le Dakota du sud.
Alors au fond, tout au fond, est-ce que noir rime vraiment avec polar ? Si les « courts noirs » nous présentent des personnages réunis par des actes pour le moins délictueux – trait syntaxique du genre policier – la triade archétypale constitutive du genre – l’agresseur, la victime et le défenseur – y est souvent mise à mal. Il est d’autant plus pertinent de la questionner, de la rechercher d’un film à l’autre, des profondeurs de la piscine de « Garden party » de Gabriel Grapperon, Victor Caire, Théophile, Dufresne, Vincent Bayoux, Florian Babikian, et Lucas Navarro à la grande surface d’« Avant que de tout perdre » de Xavier Legrand.
Films noirs et non policiers. Des enquêtes ? D’une certaine façon mais pas d’une façon certaine. Des liens de causes à effets ? Peut-être. Des personnages. Avant tout. Des personnages plongés dans l’obscurité à ces moments clés de nos vies où la mécanique du récit disparaît au profit de l’être humain en prise directe avec sa condition.
Gilles Berger, enseignant à l’UCA.
Drame de Gaël Morel
103 min / France / 2017
Avec Sandrine Bonnaire, Mouna Fettou , Kamal El Amri, Ilian Bergala, Farida Ouchani, Nisrine Radi
Fiction réalisée par Olivier Treiner
13′ / France / 2010
Synopsis :
Adrien est un jeune pianiste prodige. Il travaille désormais comme accordeur de pianos. Il s’invente un masque d’aveugle pour pénétrer l’intimité de ses clients. À force de voir des choses qu’il ne devrait pas, Adrien se retrouve témoin d’un meurtre.
Extrait du film :
Fiction réalisée par Arnaud des Paillères
16′ / France / 2010
Synopsis :
On vient de retrouver Diane Wellington disparue en 1938 dans le Dakota du Sud.
Comédie de Howard Hawks
92 min / États-Unis / 1940
Avec Cary Grant, Rosalind Russell, Ralph Bellamy, Gene Lockhart
Edith, 45 ans, ouvrière dans une usine textile, voit sa vie bouleversée par un plan social. Loin de son fils et sans attache, plutôt que le chômage, elle est la seule à choisir de rejoindre son usine délocalisée au Maroc…
AFFICHE DU FILM
LIVRET ENSEIGNANT
FICHE ÉLÈVE
FICHE « PRÉSENTER LE FILM EN SALLE »
Diaporama réalisé par Bruno Taque sur le film Prendre le Large de Gaël Morel.
Je me suis servie de tous mes visages – Diaporama
« Je me suis servie de tous mes visages » – Sandrine Bonnaire. Diaporama réalisé par Sandrine Comès lors de la formation sur Prendre le large de Gaël Morel.
Fiction réalisée par Xavier Legrand
30′ / France / 2012
Synopsis :
Julien a dix ans. Il fait mine de se rendre à l’école mais se cache sous un pont, son cartable rempli de vêtements. À quelques kilomètres, Joséphine, 15 ans, fait de même et attend le bus.
Bande annonce :
Fiction animée réalisée par Osbert Parker
8′ / Angleterre / 2007
Synopsis :
Dans une ville irréelle reconstituée, le drame amoureux qui se joue entre Franck et Charlie connaît bien des retournements de situation inattendus. Sacrifiant leur moralité, les protagonistes seront vite dépassés par les événements.
Extrait du film :
Fiction réalisée par Matthieu Vigneau
13′ / France / 2016
Synopsis :
Pendant une randonnée, Étienne découvre un homme ligoté à un arbre.
Fiction animée réalisée par Florian Babikian, Théophile Dufresne, Vincent Bayoux, Gabriel Grapperon, Lucas Navarro et Victor Caire
7′ / France / 2016
Synopsis :
Dans une villa abandonnée, des amphibiens explorent les environs, poussés par leurs instincts primaires.
Bande annonce :
Intervention d’Eric Roux, Président de Sauve qui peut le court métrage et journaliste culinaire.
Intervention d’Eric Roux, Président de Sauve qui peut le court métrage et journaliste culinaire.
Ressources pédagogiques additionnelles, pour approfondir l’étude de Que la bête meure éditées par Sauve qui peut le court-métrage de l’académie de Clermont-Ferrand.
Par Gilles Berger :
Diaporama : L’homme qui a vu l’ours : analyse de la séquence du film de famille

Par Hélène Bobroff :
Par France Culture :
Podcast 2 : Cinq films à voir de Claude Chabrol, selon Thierry Jousse et Cécile Maistre-Chabrol

Par Ludovic Chavarot et Chloé Leblond :
Analyse de Que la bête meure en montage alterné

C’est le début de l’été. Dans un village au nord de la Turquie, Lale et ses quatre sœurs rentrent de l’école en jouant innocemment avec des garçons. La débauche supposée de leurs jeux suscite un scandale aux conséquences inattendues. La maison familiale se transforme progressivement en prison, les cours de pratiques ménagères remplacent l’école et les mariages commencent à s’arranger. Les cinq sœurs, animées par un même désir de liberté, détournent les limites qui leur sont imposées.
Comédie de Joel Coen et Ethan Coen
117 min / États-Unis / 1998
Avec Jeff Bridges, John Goodman, Julianne Moore, Steve Buscemi, David Huddleston
Jeff Lebowski, prénommé le Duc, est un paresseux qui passe son temps à boire des coups avec son copain Walter et à jouer au bowling, jeu dont il est fanatique. Un jour deux malfrats le passent à tabac. Il semblerait qu’un certain Jackie Treehorn veuille récupérer une somme d’argent que lui doit la femme de Jeff. Seulement Lebowski n’est pas marié. C’est une méprise, le Lebowski recherché est un millionnaire de Pasadena. Le Duc part alors en quête d’un dédommagement auprès de son richissime homonyme…
En 1916, durant la Première Guerre mondiale, le général français Broulard ordonne au général Mireau de lancer une offensive suicidaire contre une position allemande imprenable, surnommée « La fourmilière ». Au moment de l’attaque, les soldats tombent par dizaines et leurs compagnons, épuisés, refusent d’avancer…